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LES MALADIES À TIQUES DANS LA PRESSE ÉCRITE FRANÇAISE

 

Vous trouverez sur cette page de notre site internet des articles de la Presse française traitant des risques des maladies à tiques et de la Maladie de Lyme. Les articles de Presse traitant de France Lyme sont sur cette page internet.

 

LE FIGARO, ALERTE AUX TIQUES

PAR MARTINE BETTI-CUSSO, Le Figaro
24/04/2009 | Mise à jour : 15:53


En nombre dans les forêts, elles peuvent transmettre la maladie de Lyme.

Amoureux de la forêt, méfiez-vous des tiques. Tapie au coin du bois, cette bestiole sort de l'ombre à l'arrivée des beaux jours et pullule dans nos contrées, du mois d'avril au mois d'octobre. «Toutes les régions sont concernées, hormis le littoral méditerranéen, prévient Pierre Josué, médecin à la Fédération française de la randonnée pédestre. Elles sont très actives en journée, sous une température modérée, entre 10 et 25°C, mais rares en altitude.»

Ces acariens hématophages sont des réservoirs d'agents infectieux. Elles se nourrissent du sang de leurs hôtes pour accomplir leur mue et assurer leur reproduction. La plus redoutable est celle qui sévit en Europe : Ixodes ricinus, parce qu'elle est vecteur de la méningo-encéphalite à tiques (MET) et de la maladie de Lyme. Si l'on ne signale que très rarement des cas de MET en France, on y recense 5 000 à 10 000 cas d'infection de borréliose de Lyme chaque année. Le mal se manifeste par une forte fatigue, des douleurs articulaires, des troubles neurologiques et cardiaques.

Pour transmettre la maladie de Lyme, Ixodes ricinus doit être porteuse de la bactérie et rester suffisamment de temps accrochée - plus de vingt-quatre heures - à sa cible. Sa morsure est indolore et peut passer inaperçue. Puis une inflammation locale de la peau, une auréole rouge, devrait apparaître et s'étendre progressivement. Il faut alors vite consulter. Traitée rapidement par antibiotiques, la maladie ne laisse aucune séquelle. La meilleure des parades reste le port de vêtements longs, fermés et de couleurs claires, sans oublier une inspection minutieuse au retour des promenades.

LE POINT, LA TRAQUE AUX TIQUES


PAR ANNE JEANBLANC
Publié le 19/01/2007 , N°1553, Le Point

Pour endiguer la maladie de Lyme, transmise à l'homme par les tiques, un entomologiste de l'Institut Pasteur chasse ces immmondes bestioles dans la forêt française.

Il y a du matador chez cet homme-là. Il le dit lui-même pour devancer la plaisanterie qui pointe quand il déballe son outil de travail. Une serviette-éponge clouée sur un morceau de bois sert de muleta à Hubert Labrousse, 58 ans, ingénieur à l'Institut Pasteur. Il a fait carrière dans l'ombre de quelques fous géniaux qui traquent la bactérie, démasquent le virus et décryptent le génome. Presque au terme de sa vie professionnelle - « quarante années de bonheur » -, le voilà promu épousseteur de boutons d'or au laboratoire d'entomologie médicale, dirigé par Claudine Perez. Faute de taureaux furieux, Hubert Labrousse torée des acariens chélicérates. En termes vulgaires, des tiques.

L'enquête de moralité sur la répugnante créature n'est pas bonne. La tique, pire ennemie du meilleur ami de l'homme, est proche parente des acariens, qui grouillent dans les moquettes, ainsi que des scorpions. Mais il n'y a pas que le délit de faciès. On sait depuis 1977 que les tiques sont le vecteur de la très sérieuse maladie de Lyme (voir encadré), qui porte le nom d'une petite ville du Connecticut où avaient été constatés 51 cas simultanés d'arthrite inflammatoire chez des enfants. Tous avaient été piqués par des tiques. Cinq ans plus tard, Borrelia burdorferi, la bactérie transmise lors de la morsure, fut identifiée. Depuis, on recense 15 000 cas annuels de maladie de Lyme aux Etats-Unis, 50 000 en Europe. Mais on ne peut pas se fier aux chiffres, affirme Claudine Perez : « On est encore dans le brouillard, en pleine nébuleuse. » Pour éclairer l'OMS, qui réclame des données fiables sur la diffusion de la maladie en France, on compte donc sur nos très rares entomologistes médicaux.

L'histoire des chasseurs de tiques se divise en un avant et un après Marie Vassallo. Avant régnaient le chaos, le n'importe quoi, l'à peu près, l'aléatoire. Après, on est entré dans l'ère du dur, du solide, du fiable. Marie Vassallo, c'est la chorégraphe du ramassage de tiques. Cette thésarde passionnée en a codifié les pas, les passes et les gestes. Pas de variations admises, aucune improvisation tolérée. La capture des tiques forestières est un art figé. Car la proie est farouche, difficile à tromper. Elle peut attendre deux ans que passe un animal dont le sang est à son goût avant de bondir et de mordre. On ne leurre pas ce genre de bestiole comme une vulgaire mouche. Et puis il y a aussi l'amour des entomologistes pour l'ordre et les choses normalisées.

« Imaginons que je ramasse en ligne droite et qu'un autre procède en zig-zag , explique Hubert Labrousse. On n'aura pas la même capture, les données seront inexploitables. » L'horreur. La tactique du chasseur de tiques est donc la suivante : vingt enjambées moyennes en ligne droite en traînant une serviette largement étalée sur le sol. Arrêt. On relève la serviette, on l'étale devant soi et on cherche les tiques, nymphes et adultes, qui se sont prises dans les mailles du tissu-éponge. Puis l'on recommence : déroulé de serviette, vingt pas, ramené de serviette, observation, jusqu'à ce que l'on ait ratissé les bois, les clairières et les champs où grouillent les petits vampires.

« Les plus dangereuses pour l'homme, ce sont les nymphes. Plus nombreuses, plus discrètes, elles restent accrochées plus longtemps qu'une adulte, que l'on va pouvoir repérer tout de suite. Or on a constaté que la contamination par la bactérie était favorisée par la durée du repas de sang de la tique. Plus elle reste accrochée, plus on a de risques d'être malade. »

Transportée par le gros gibier

Aucun automobiliste ne s'est jamais arrêté pour demander à Hubert Labrousse la raison de son étrange manège. Pourtant, l'entomologiste aime traquer la tique le long des départementales, « c'est un bon coin pour la collecte »... Labrousse imagine un chevreuil. C'est au crépuscule, l'animal sort du couvert des bois. Il avance prudemment jusqu'à la route. Il a peur. Il frissonne. Les tiques gorgées de sang, trop lourdes, se décrochent. Elles tombent à la limite de l'herbe et du macadam. « La prolifération des tiques est une conséquence directe du retour en grand nombre du gros gibier dans les forêts de France. Il y a rarement eu autant de cervidés, de chevreuils, de sangliers qui servent d'hôtes et de moyen de transport aux tiques. C'est comme ça que la maladie se répand. Les tiques s'infectent en piquant les petits rongeurs porteurs de la bactérie. Les grands animaux les transportent au gré de leurs déplacements. » La maladie de Lyme, c'est la revanche de Bambi, qui revient dans les bois depuis que les chasseurs y sont moins « viandards ».

Pour expliquer l'expansion actuelle de la maladie, il faut intégrer le facteur RTT. « Les gens ont plus de loisirs, plus de temps à passer dans les forêts, et donc plus de risques de se faire mordre par les tiques. » Logiquement, les régions de forêts touristiques et giboyeuses sont les plus touchées par la maladie de Lyme. En France, l'Alsace, avec 4 700 cas recensés en une année, est particulièrement atteinte, mais il y a des foyers actifs en Bretagne, dans le Berry et en Rhône-Alpes. Les chiffres disponibles sont certainement en dessous de la réalité, dans la mesure où les médecins ne savent pas toujours reconnaître la maladie de Lyme. Mais les premiers résultats obtenus sur le nombre de tiques infectées par la bactérie, et donc susceptibles de transmettre la maladie, sont suffisamment inquiétants pour que l'Institut national de veille sanitaire (INVS) décide de faire de cette maladie un objectif d'enquête épidémiologique prioritaire. Tout le territoire français doit très rapidement être mis sous surveillance étroite.

Cette perspective enchante Hubert Labrousse, qui rêve déjà d'une étude de la circulation est-ouest et nord-sud des tiques à l'occasion des grandes migrations touristiques de l'été. Les chasseurs de tiques iraient alors tirer leurs serviettes sur les pelouses des aires d'autoroute...

Las, il n'y a presque plus d'entomologistes médicaux en France. Notre époque voudrait les ranger dans la boîte où languissent depuis longtemps les dresseurs de puces. A l'Institut Pasteur, on leur compte les mètres carrés. On les déplace au gré des besoins d'espace des autres laboratoires, gros consommateurs d'informatique et d'appareillage sophistiqué. Leur précieuse collection, riche de plusieurs centaines de milliers de pièces, est menacée de dispersion. « Ingratitude et inconscience » , se désole Hubert Labrousse. Inquiet pour les collections de l'Institut, il voudrait en faire don aux Anglais, qui respectent, eux, ces indispensables poètes que sont les entomologistes. Des naturalistes qui n'ont pas oublié que l'histoire parfois dramatique d'une nouvelle maladie commence souvent dans une forêt par la rencontre piquante d'un insecte et d'un animal à sang chaud

 

LE POINT, AVEC LES BEAUX JOURS, LES TIQUES SONT DE RETOUR


PAR ANNE JEANBLANC
Publié le 01/04/2009 à 12:35, Le Point.fr

Euro 2008 : gare à la rougeole et aux tiques

Les tiques aiment autant les hommes que leurs chiens. La moindre promenade en forêt peut exposer à une malencontreuse rencontre avec ces petits acariens et les divers agents infectieux qu'ils sont susceptibles de transmettre. Ces derniers peuvent entraîner des maladies plus ou moins graves. C'est pourquoi il est nécessaire de se protéger en portant des vêtements de couleur claire et couvrant l'intégralité du corps, de préférence serrés aux chevilles, poignets et col. Il est aussi recommandé de mettre des chaussures fermées et hautes, d'y coincer le bas du pantalon, voire de pulvériser les vêtements avec des répulsifs.

Au retour de la promenade, les spécialistes conseillent d'examiner son corps, notamment les zones de pression (aisselles, plis des genoux), le pubis, le nombril, le cuir chevelu et derrière les oreilles. C'est le meilleur moyen d'éviter la maladie de Lyme, qui est très largement répandue dans les régions tempérées et froides de l'hémisphère nord, de la Chine à l'Amérique du Nord et de la Scandinavie à l'Afrique du Nord. On compte 5.000 à 10.000 cas par an en France. Cette affection, caractérisée par l'apparition d'une plaque rouge s'étendant rapidement, se soigne avec des antibiotiques. Non traitée, elle peut provoquer des arthrites, voire des manifestations neurologiques.

La méningo-encéphalite à tiques est plus grave. Elle est surtout localisée en Europe centrale, orientale et septentrionale, mais la France peut également être touchée. Les symptômes de la première phase sont banals comme une fièvre modérée et des frissons. La seconde phase, caractérisée par une méningite avec des signes d'atteinte du système nerveux central (troubles de la concentration, maux de tête, paralysie...), apparaît en moyenne 7 jours plus tard, et elle est mortelle dans environ 1 à 2 % des cas. Elle peut être prévenue par une vaccination, mais qui n'est pas recommandée aux personnes résidant en France.

 

CHANGEMENT CLIMATIQUE ET AUGMENTATION DES MALADIES

 

PAR DOMINIQUE ARNOULT
Publié le 17/11/2008 à 18:42, La Provence

 

Une étude marseillaise met en lumière l'agressivité des tiques exposées à la chaleur
"Le comportement des tiques se transforme anormalement par forte chaleur", explique le Pr Raoult.

Deux élevages de tiques non infectées. Le premier est maintenu à une température de 25º. L'autre vit pendant toute une journée dans une ambiance à 40º. Placées sur le bras d'un homme, les premières tiques ne se manifestent pas. Les secondes s'affolent. La moitié d'entre elles se met à piquer. Cette expérience, dont les résultats sont publiés aujourd'hui dans la revue scientifique en ligne PLoS, a été réalisée dans l'unité des Rickettsies de la faculté de médecine de Marseille, dirigée par le professeur Didier Raoult.

"Ce modèle expérimental montre très clairement que le comportement des tiques se transforme anormalement par forte chaleur", explique le Pr Raoult. Intérêt de cette expérience? Elle appuie le constat de la communauté médicale qui a observé ces dernières années un développement des infections provoquées par des piqûres de tiques à certaines périodes de l'année. Mais aussi l'apparition de ces parasites et des maladies qu'ils véhiculent dans de nouvelles zones géographiques. "Il en va ainsi de la maladie de Lyme, présente dans le nord de la France et que l'on a vu remonter en quelque sorte jusqu'en Suède ou en Norvège", souligne le PrRaoult. Sur le littoral méditerranéen, la maladie la plus fréquemment transmise par les tiques est la fièvre boutonneuse méditerranéenne. On dénombre chaque année quelque 200 cas dont une vingtaine nécessite une hospitalisation.

Lors de l'été 2003, un SDF décède à Marseille. Il est couvert de piqûres de tiques. Une quinzaine au total. Ce même été, en Espagne, au Portugal, en Italie, les cas de fièvre boutonneuse augmentent de 30 à 40%. "Le même phénomène se reproduit au cours de l'été 2005", rapporte le Pr Raoult. "En avril 2006, une petite épidémie se développe dans la région de Nîmes où il n'a jamais fait aussi chaud depuis 50 ans", ajoute ce spécialiste des maladies infectieuses. Autant d'éléments qui ont conduit le laboratoire marseillais à réaliser cette étude dont les conclusions poussent à plus de vigilance face à ce risque probablement lié au réchauffement climatique.

 

NOS ENNEMIS LES BÊTES

 

PAR CORINNE BENSIMON
Publié le 10/03/2006 à 20:35, Libération

 

Monsieur Armand craint que son chat n'attrape le virus H5N1. Loin de se douter que lui-même affronte chaque jour d'autres maladies animales transmissibles à l'homme, en embuscade dans l'air, dans l'eau, au fond des bois... Récit d'un dimanche imaginaire parmi les microbes.

Ce matin, monsieur Armand ne regarde pas son chat du même oeil. L'animal, pourtant, dort sur le divan comme d'habitude. Il le connaît par coeur, Malou, que sa femme lui a généreusement laissé en claquant la porte du domicile conjugal. Huit ans qu'il cohabite avec le félin dans sa petite maison de banlieue. Cependant, ce dimanche, alors qu'il prend son petit déjeuner, Henri Armand se demande s'il ne devrait pas se méfier de lui. Le gros mâle de gouttière qui va et vient librement par sa chatière n'est pas confiné du tout. Ne dormirait-il pas trop, justement, ces derniers jours ? Une idée, comme ça, à cause de ce chat de la Baltique qui tourne en boucle sur la radio. Il avait maître et foyer, lui aussi, et on l'a retrouvé mort, porteur du virus H5N1.

Conseiller en ressources humaines et ami raisonnable de la terre, monsieur Armand n'est pas du genre anxieux, au contraire. Pendant l'affaire de la vache folle, il a blagué sur les prions avec son boucher qui lui sert un filet tendre à se pendre. Mais l'histoire du chat... Malou, venu se frotter contre sa pantoufle, se voit brutalement repoussé du pied. La grippe aviaire des Chinois réveille chez Henri Armand des souvenirs : son arrière-grand-oncle est mort de la grippe de 1918 alors qu'il avait réchappé au gaz ypérite, aux bombes, aux Allemands et à la syphilis. Une mauvaise blague dans la famille.

Armée invisible

Pour se changer les esprits, Henri pense avec plaisir à la saine journée sportive qui l'attend. Pauvre inconscient. A chaque seconde, ce quinquagénaire vert défie le complot microbien comme Monsieur Jourdain faisait de la prose : sans le savoir. Il s'émeut d'une nouvelle à la radio alors qu'il traverse la vie en bienheureux, aveugle aux virus, bactéries, protozoaires et autres agents des «zoonoses», ces «maladies animales transmissibles à l'homme». Il ignore l'armée invisible des microbes tapis chez les bêtes du pou à la poule , mieux cachés encore que les communistes sous McCarthy. Bref, il vit dangereusement.

Ainsi, trois tasses de café plus tard, un peu honteux d'avoir bousculé son chat fidèle, Henri prend un risque insensé. Il le caresse. Longuement, il laisse courir ses doigts du bout du museau humide (souillé de mucus) à l'extrémité de la queue (si proche de l'anus). Il pense encore vaguement à la grippe, il ferait mieux de penser à C. felis qui, comme son nom ne l'indique pas, porte la poisse. Ctenocephalides felis, la puce du félin. Selon une enquête sur la santé des puces qui sucent le sang des chats de France, citée par Didier Raoult, infectiologue à Marseille, «30 % de ces insectes sont infectés par des bactéries du genre Bartonella ou Rickettsia», deux causes de pathologies humaines (1). Bartonella est célèbre pour provoquer, chez l'homme, la maladie des griffes du chat, soit trois jours de ganglions, et éventuellement, une atteinte du foie, de la rate, de la rétine ou du cerveau. La maladie est «extrêmement fréquente», écrit l'expert. 6 000 cas par an en France.

Nonobstant, monsieur Armand n'a pas plus la puce à l'oreille que le champignon de la cryptosporidiose à l'esprit. Celui-ci est pourtant susceptible de proliférer dans l'intestin des chats, provoquant parfois chez l'homme d'importantes épidémies de gastro-entérite (400 000 personnes infectées dans le Milwaukee en 1993). Henri se douche, se rase, se coupe légèrement, peste de s'être esquinté le profil droit, s'habille et rejoint son club de kayak sur la Marne, heureux d'entamer un sympathique week-end.

Il rame. Il aime cet effort souple, rythmé, le sel de sa sueur qui perle sur ses lèvres et se mêle à l'arrière-goût fade du fleuve. Fol Henri. A chaque éclaboussure de l'estafilade laissée par la lame Gillette, il risque une leptospirose : une «zoonose de loisirs», selon le ministère de la Santé (2), attrapée «à la faveur de baignades et canotage en eau douce». 300 cas par an en France métropolitaine, une maladie bactérienne à la hausse. Frissons, fièvre, tachycardie, foie en panade, hémorragie, cimetière. Henri frissonne, certes, mais c'est parce qu'il va retrouver Nicole Guérindeau, fraîche connaissance du club à qui il a vanté le plaisir d'un déjeuner dans une guinguette du bord de Marne.

A table, tout à la demoiselle, Henri ne pense pas à la salmonelle aviaire qui pourrait se tapir dans l'oeuf cru de son tartare et l'envoyer cuver fièvre et diarrhée aux côtés des 30 000 cas annuels de salmonellose recensés en France soldés par 90 à 530 décès. L'homme a la tête ailleurs et le coeur tendre. Il raconte à Nicole comment, lors de ses dernières vacances dans sa maison de famille en Alsace, il a trouvé, sur le bord d'un chemin, un lièvre blessé, l'a amené chez lui, soigné et libéré. Nicole approuve. Elle aussi aime les bêtes. Ni elle ni lui ne pensent à mal, et certainement pas à la tularémie qui hante les lapins de l'est et du centre de la France et obsède les services antiterroristes. Seule bactérie capable de traverser la peau saine, l'agent de la tularémie est sur la liste noire des microbes susceptibles d'être utilisés dans une guerre bactériologique. En temps de paix, il s'attrape par simple contact avec le gibier (50 cas par an dans l'Hexagone). Et vous transforme en hère vomissant, voire comateux au dernier degré.

Pour l'heure, Henri est touché par la grâce. Nicole, qui passe ses jours «à respirer la clim d'une bibliothèque du 9-4» (Val-de-Marne) a accepté de l'accompagner, cet été, cueillir myrtilles et champignons aux abords de la demeure alsacienne d'Henri. Mademoiselle Guérindeau a la vie devant elle. Elle aurait été plus avisée de s'inscrire à un championnat de saut à l'élastique.

Les forêts du nord-est de la France sont un haut lieu d'infiltration de quelques agents infectieux toujours en activité dans les territoires qui vont de l'ancien Empire soviétique à la Chine communiste. Ainsi, Nicole et Henri, coeurs naïfs, conteront fleurette au péril d'une échinococcose alvéolaire, maladie parasitaire capable de vous exploser un foie humain. Il suffit pour ce faire d'ingérer les oeufs du ver déféqués par quelque sympathique renard hébergeant une colonie d'Ecchinococcus multilocularis. Les baies et les champignons des bois sont donc un excellent cheval de Troie pour le passage du parasite de l'animal à l'homme. Seule une IRM détectera la parasitose, après quoi on pourra éventuellement discuter une transplantation hépatique, et à défaut de foie disponible, un traitement antiparasitaire à vie... Certes, l'échinococcose est rare, une quinzaine de cas par an en France, mais elle est à la hausse, notamment en Franche-Comté.

Se promenant dans les prés alsaciens, Henri et Nicole auront statistiquement plus de risques de se faire piquer par une tique et d'attraper une borréliose. L'infection touche plus de 700 personnes par an dans cette région, selon les résultats préliminaires d'une étude menée par l'Institut national de veille sanitaire (INVS). Connue sous le nom de maladie de Lyme, la borréliose est souvent bénigne trente jours après la piqûre, une rougeur, une fièvre, et c'est fini , mais elle peut devenir chronique, provoquant douleurs articulaires, troubles neurologiques, fatigue généralisée, voire mortelle.

Lait cru et fièvre du Nil

Mais monsieur Armand est infatigable. A l'heure du pousse-café, il promet à Nicole d'ajouter aux plaisirs de l'été une halte dans cette fermette «aussi charmante qu'elle, dit-il. On y boit un lait cru au vrai goût de lait de mon enfance». Vous prendrez bien, monsieur Armand, une goutte de méningo-encéphalite à tique ? 21 cas recensés à ce jour en Alsace et en Lorraine de cette infection par un virus qui passe du rongeur à la tique, puis à la vache et au buveur de lait non pasteurisé. C'est peu, certes, mais c'est grave : pas de traitement, séquelles neurologiques lourdes...

Nicole est aux anges. Elle viendra avec son chien, Lassa, paisible Golden Retriever qu'elle a ramené de Montpellier, sa ville natale. Monsieur Armand paye discrètement, fait un tour aux toilettes, ouvre la porte du cabinet d'aisance en tournant la poignée à pleine main, alors même qu'il n'y a pas de savon sur le lavabo. La poignée des toilettes, le royaume des colibacilles, empereurs des gastro-entérites qui envoient des dizaines de milliers de Français au tapis chaque année.

L'après-midi avance, Henri et Nicole devisent le long de la Marne sur le bonheur d'un dimanche paisible, à l'écart de la ville et de sa pollution. Ils jouent avec Lassa qui se frotte contre leurs jambes. Le soleil se couche, c'est l'heure où le phlébotome, petit insecte velu aux gros yeux jaunes vivant dans l'intestin du chien, pique l'homme qui passe et lui transmet incidemment Leishmania infantum. Une maladie virale difficile à traiter, qui se traduit par une fièvre, un amaigrissement, une inflation de la rate, et parfois la mort. La leishmaniose, qui peut être mortelle, fait une vingtaine de victimes par an en France métropolitaine, surtout dans le Sud, et pas de vaccin. Nicole aussi vit dangereusement. La preuve, elle suggère à Armand un week-end en Camargue, en avril. Pile poil dans la région où rôde le moustique vecteur de la fièvre du Nil occidental, maladie virale émergente dans les pays développés qui a fait 600 morts aux Etats-Unis depuis 2002.

Monsieur Armand rentre chez lui, heureux et amoureux. Il sort un chili con carné du congelo, ouvre une boîte pour son chat et allume la radio. On y parle encore du chat mort à deux mille kilomètres de Montreuil, dans l'île de Rügen, en Allemagne. Un expert commente : le chat est un animal domestique qui chasse les oiseaux et entre dans les foyers. Une expérience a montré qu'il peut transmettre le H5N1 à d'autres chats et qu'il excrète le virus par les selles et en éternuant. Que H5N1 a fait une centaine de morts dans le monde depuis 1997. Zéro en France. Zéro dans l'Union européenne.

Le chili con carne a refroidi dans le micro-onde. Monsieur Armand regarde Malou. Ce soir encore, le félin lui a ramené un oisillon mort sur le tapis brosse de l'entrée. Malou dort sur le divan. Henri est saisi d'une sensation étrange, une pression dans la gorge. Une angoisse. A moins que ce ne soit la fièvre.

(1) In les Nouveaux Risques infectieux, éd. Lignes de Repères.

 

LA FAUNE SAUVAGE MALADE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

 

TERRE
Publié le 07/10/2008 à 17:27, Libération

 

Déjà menacées par la disparition de leurs habitats naturels, de nombreuses espèces animales doivent également faire face à l'émergence de maladies liées au changement climatique et dont les conséquences pour l'homme pourraient être dramatiques.

"La plus grande menace du changement climatique est peut-être la propagation de maladies émergentes", a estimé Steven Sanderson, président de la Société pour la conservation de la faune sauvage (Wildlife conservation society) aujourd'hui à Barcelone.

"Toute perturbation dans l'environnement a des effets immédiats sur les animaux sauvages parce qu'ils ne peuvent pas s'adapter rapidement", a souligné à cette occasion le docteur William Karesh, directeur des programmes de santé de l'ONG.

Peste et choléra

Une étude de cette ONG présentée à l'occasion du congrès de l'UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) sur la biodiversité dresse une liste de douze agents pathogènes, comme la peste et le choléra, qu'une hausse des températures et des précipitations contribuerait à propager rapidement dans la faune sauvage.

Parmi les maladies citées figurent également la tuberculose et la fièvre jaune, le virus Ebola, à l'origine d'épidémies meurtrières chez l'homme et les primates en Afrique équatoriale, les parasites externes et intestinaux, la maladie de Lyme, transmise par un tique parasite qui suce le sang des mammifères ou encore les "marées rouges" fatales à la vie marine, dues à la prolifération d'une microalgue (Karenia brevis) produisant une neurotoxine.

Le changement climatique pourrait également contribuer indirectement à la propagation du virus H5N1 de la grippe aviaire en incitant les oiseaux migrateurs à modifier leurs routes et à se retrouver ainsi en contact avec des élevages de volailles domestiques.

Cette douzaine de maladies mortelles de la faune sauvage est "juste un échantillon", établi en fonction de leur impact potentiel sur la santé humaine, a souligné le docteur Karesh.

Certains espèces sont victimes du changement climatique sans que l'on puisse encore en mesurer l'impact sur l'homme.

Une redoutable mycose

C'est le cas des amphibiens: un sur trois est menacé de disparition, selon la liste rouge de l'UICN.
"La cause principale de leur disparition, c'est l'asséchement des zones humides", explique Jean Patrick Le Duc, du Muséum National d'Histoire Naturelle (MNHN).
"Des séries d'espèces ont disparu en Amérique centrale avec la modification du couvert végétal. Elles ont besoin d'humidité et d'ombre", ajoute-t-il.

Au delà du changement climatique, les amphibiens sont également victimes d'une redoutable mycose, la chytridiomycosis, provoquée par un champignon (Batrachochytrium dendrobatidis).

Le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii), un marsupial carnivore, lui, a vu sa population s'effondrer de 60% depuis dix ans, victime d'une mystérieuse tumeur cancéreuse faciale.

L'ANNÉE DES TIQUES


Publié le 14/10/2007 à 21:15, Le Figaro

 

«2007 sera une bonne année pour les tiques», prédisent les experts, qui recommandent à tous les randonneurs une grande vigilance et notamment en Alsace, dans le Limousin et en Lorraine. Les tiques sont vecteurs de la maladie de Lyme et de la méningo-encéphalite à tiques (MET). La première se manifeste par une inflammation locale de la peau. Non diagnostiquée et non traitée par antibiotique, elle poursuit son évolution et provoque de fortes fatigues, des douleurs articulaires, des difficultés cardiaques et des troubles neurologiques. La seconde prend les signes d'une grippe et peut aboutir à de graves troubles du système nerveux. Si un vaccin est disponible contre la méningo-encéphalite à tiques, la seule parade contre la maladie de Lyme est de porter des vêtements couvrants lors des promenades en forêt et de pister les tiques après chaque balade en désinfectant la plaie après extraction.

 

ATTENTION À LA MALADIE DE LYME


Publié le 17/05/2009 à 15:54, La Montagne

 

Une tique infectée et non détectée peut provoquer la maladie de Lyme. Une affection en recrudescence et dont les conséquences peuvent être graves. Elle fait l'objet d'une réunion d'information, organisée le 26 mai par la MSA en présence de spécialistes, à Nonards, près de Beaulieu-sur-Dordogne.

Identifiée en 1975, la maladie de Lyme est actuellement en recrudescence en France. Elle se contracte au printemps et pendant l'été lors d'une morsure par une tique infectée.

La maladie de Lyme est une maladie bactérienne qui se contracte à la belle saison dans la nature que celle-ci soit sauvage : forêts, prés, chemins? ou domestiquée : parcs et jardins, stades, terrains de golf? Tout le monde est donc concerné. Elle frappe à tout âge mais ce sont les adolescents et les jeunes adultes qui sont le plus souvent atteints.

Elle est due à une bactérie, la borrelia burgdorferi qui se transmet par la morsure d'une tique infectée par le microbe. La bactérie est présente dans l'intestin et la salive de la tique et est transmise au moment ou la tique mord la peau de son hôte. La bactérie se propage alors dans la peau, le sang et les chairs.

 

NOUVEAUX MICROBES SOUS HAUTE SURVEILLANCE

 

PAR DENIS SERGENT
Publié le 18/12/2006 à 20:58, La Croix

 

En France métropolitaine, épidémiologistes et chercheurs s’impliquent davantage dans les réseaux de surveillance des maladies infectieuses

Chikungunya, dengue, paludisme, maladies transmises par les tiques, blue tongue… on n’en finit pas d’énumérer les noms compliqués de «nouvelles» maladies auxquelles on colle, un peu vite sans doute, le qualificatif d’émergentes. Parmi elles figurent toutefois des pathologies qui inquiètent particulièrement les autorités agricoles et sanitaires de la France métropolitaine.

Avec le réchauffement climatique, la mondialisation des échanges et l’intensification des voyages, on assiste à l’apparition de nouveaux «vecteurs», des moustiques et des tiques essentiellement, porteurs d’agents pathogènes (parasites, bactéries, virus) à l’origine de maladies qu’on n’avait jamais connues dans des zones si septentrionales ou si occidentales.

L’une des premières pathologies originaires des pays du Sud est celle due au virus du Nil (West Nile en anglais). Arrivé en 1999 à New York, il y a depuis contaminé et tué des centaines de personnes. Hébergé par les oiseaux migrateurs, il se transmet par les moustiques aux animaux domestiques (chats, chiens, vaches et chevaux, particulièrement sensibles au virus). Originaire d’Afrique et du Proche-Orient, il est arrivé dans le sud de la France, notamment dans les manades de Camargue.

«Depuis quelques années, nous observons de régulières micro-épidémies», indique Henriette de Valk, coordinatrice des zoonoses à l’Institut de veille sanitaire (InVS). En 2003, sept cas humains ont été répertoriés dans le Var et un plan de surveillance a été mis en place, en collaboration avec l’Entente interdépartementale de démoustication, une organisation chargée de lutter contre les larves de moustiques en traitant précisément les «gîtes» où elles prolifèrent.
Un réseau de «canards sentinelles»

Original, ce plan repose sur un réseau de «canards sentinelles» chez qui, chaque mois, on prélève une petite quantité de sang afin de détecter la présence éventuelle d’anticorps, signature de la présence du microbe. Par ailleurs, si un médecin détecte une méningo-encéphalite sans pouvoir en identifier la cause, il doit suspecter le patient d’être contaminé par le virus du Nil et en avertir immédiatement les antennes de l’InVS à Marseille et Montpellier.

Ainsi, en 2005, des dizaines de cas suspects ont-ils été analysés au plus près ; mais tous se sont finalement révélés négatifs. «C’est là la rançon d’un système d’épidémiosurveillance efficace pour une maladie qui, en réalité, n’est pas établie sur notre territoire», constate Henriette de Valk.

Plus délicate est la détection précoce de la présence d’un nouveau venu dans le sud de la France : le virus chikungunya («homme courbé» en swahili) véhiculé par des moustiques du genre Aedes. Bien connu des médecins tropicaux, il a engendré une véritable tempête sanitaire et médiatique sur l’île de La Réunion en 2005, où plus de 130.000 personnes ont souffert de fièvre et de douleurs articulaires aiguës empêchant jusqu’à 20 % de la population de travailler.

Surtout, plusieurs dizaines de personnes sont décédées de complications neurologiques. En métropole, on n’en est pas là. Mais, depuis l’été 2006, le chikungunya ainsi que la dengue sont devenues des maladies à déclaration obligatoire, et les autorités ont mis en place un système de surveillance.

Les services de démoustication des Alpes-Maritimes et de Corse surveillent notamment, dans les ports, les arrivages de pneus neufs, lieux privilégiés pour les larves de moustiques. Si quelques personnes infectées par le virus chikungunya ont été détectées, il n’existe pas de risque de propagation importante dans la mesure où le virus se transmet par le biais du moustique Aedes albopictus. «Bien qu’il se soit installé en Grèce, dans le nord de l’Italie et même à Menton et Nice, ce moustique est tout de même moins efficace que sous les tropiques », explique Henriette de Valk.


Un cas de paludisme observé cet été en Corse

Même appréciation pour la dengue, maladie virale transmise par les moustiques de type Aedes, où les seuls cas détectés en France métropolitaine sont des personnes revenant de La Réunion, d’Afrique ou d’Asie. «Nous n’avons pas trop de crainte pour la dengue, car c’est une maladie très surveillée au niveau mondial», précise Henriette de Valk.

Plus étrange en revanche est ce cas de paludisme (dû à un parasite transmis par un moustique Anophèle) observé cet été en Corse. Il s’agit d’un homme de 59 ans habitant Porto, n’ayant jamais voyagé et ne s’étant pas rendu dans un aéroport depuis au moins dix ans ! Contaminé par le parasite Plasmodium vivax, moins méchant que les autres, il a été traité par des antipaludéens et est aujourd’hui guéri. «Pour nous, c’est tout de même une alerte, car il a très probablement été contaminé en Corse», explique Henriette de Valk.

L’inventaire des systèmes de surveillance serait incomplet si l’on omettait de signaler celui des maladies à tiques (borréliose de Lyme, encéphalites à virus) en recrudescence notamment dans l’Est de la France et celui de la grippe aviaire, maladie virale hautement pathogène (nous y consacrerons un prochain dossier).

Assurément les autorités sanitaires du pays ont pris conscience de la nécessité de surveiller et d’anticiper davantage l’émergence de microbes qui peuvent être moins virulents qu’en zones tropicales mais dont il ne faut pas sous-estimer le pouvoir de mutation.

Du côté animal aussi, la surveillance s’intensifie. Tout récemment encore, l’Inra et l’Inserm, ainsi que le Cirad et l’Afssa (1), ont décidé de mettre sur pied le réseau sentinelle Bioscope chargé d’étudier l’évolution des maladies animales et humaines en Corse et en Camargue, avec la ferme intention de l’étendre à d’autres pays méditerranéens.

(1) Coopération internationale en recherche agronomique pour le développement, Association française de sécurité sanitaire des aliments.

 

UNE NOUVELLE MALADIE TRANSMISE PAR LES TIQUES

 

PAR SOPHIE MANELLI
Publié le 01/06/2007 à 05:19, La Provence

 

Si, au retour d'une promenade dans la garrigue, un gros anneau rouge se forme subitement sur une partie de votre corps, c'est encore la faute au réchauffement climatique… Le mécanisme, beaucoup plus insidieux qu'un tsunami, concerne les parasites, virus et autres microbes vecteurs de maladies transmissibles à l'homme. Car ces micro-organismes, eux aussi, sont déboussolés par l'élévation des températures (+4,4ºC d'ici à 2100, prédisent les experts).

Comment les migrations des espèces animales (et des parasites dont elles sont porteuses) vont-elles influer sur la santé de l'homme? C'est le thème du symposium international organisé aujourd'hui et demain à Marseille par le laboratoire Merial. Mais revenons à notre anneau. "Ce placard rouge, plus clair au centre est le symptôme caractéristique de la maladie de Lyme, qu'on observe depuis quelques années dans la région, alors qu'elle ne concernait jusque-là que le massif central et l'Alsace. La bactérie portée par la tique semble donc avoir migré vers le sud", explique le Pr Michel Drancourt, microbiologiste marseillais, spécialiste des maladies transmises à l'homme par les insectes hématophages (tiques, moustiques et puces).

Non traitée par antibiothérapie, la maladie de Lyme, qui survient après une piqûre de tique, "peut entraîner des polyarthrites, des méningites, des encéphalites, des atteintes oculaires avec perte de la vision". D'où la nécessité d'un diagnostic précoce (par simple prise de sang). Et pour la prévention, une bonne douche s'impose après toute promenade dans la garrigue, en insistant sur les oreilles, le pli des fesses et les zones génitales, parties du corps humain dont raffolent nos amies les tiques.